FAMILLE BERTREUX

 

Bertreux

 

Nous n’avons pas pour le moment d’indications claires sur l’origine de ce patronyme peu

fréquent trouvé seulement dans le Pays de Retz, au sud-ouest de la Loire-Atlantique.

 

Peut-être est-il à rapprocher de Bertrand et Beltramm qui ont des racines germaniques

: berht : brillant, illustre et hrann : corbeau, ou rad : conseil.

 

Il n’est pas invraisemblable de penser que nos ancêtres et ceux du célèbre peintre nantais

Edmond Bertreux aient des origines communes puisqu’ils sont issus de la même

paroisse : Saint-Jean-de-Boiseau.


(10) Bertreux Estienne °

+ 12.01.1737 Saint-Jean-de-Boiseau

x

Gris Anne °

+

 

 

 

Nous ne connaissons les plus anciens des Bertreux que parce qu’ils sont désignés comme

parents au mariage de leur fils Etienne en 1733, à Saint-Jean-de-Boiseau.

 

Suivant les habituelles suppositions, si l’on admet qu’ils ont une trentaine d’années de

plus que leur enfant et qu’ils ont donc entre 50 et 60 ans au moment de son mariage,

Estienne Bertreux et Anne Gris sont nés vers 1680, sans doute du côté de

Saint-Jean-de-Boiseau.

 

Il ne faut pas toujours se fier aux âges donnés sur les registres anciens mais lors de son

décès le 12 janvier 1737 Estienne Bertreux est déclaré :

 

âgé de 54 ans

 

Il serait alors né en 1683, 2 ans avant la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV.

 

Ils sont nés et ont vécu leur jeunesse au temps de ce roi et se sont épousés à la fin de son

règne. Ils doivent vivre sur les petits côteaux du sud de la Loire, tels qu’on les connait

aujourd’hui entre Bouguenais, la Montagne et le Pellerin.


(9) Bertreux Etienne °

+

x 7.07.1733 Saint-Jean-de-Boiseau

Girard Anne °

+

 

 

 

Etienne Bertreux est le fils de Estienne Bertreux et d’Anne Gris ( ou Gry ). Portant le

même prénom que son père, il est sans doute l’aîné des garçons.

 

Il épouse en 1733 : Anne (ou Marie Anne ) Girard.

 

Le septième jour de juillet mil sept cent trente trois a été donnée la bénédiction nuptiale

à Estienne Bertreux fils d’Estienne Bertreux et d’Anne Gris et à Marie fille de

Guillaume Girard et de Marie Delourmeau en présence de Julien Bouquet Louis Girard

Estienne Bertreux qui ne scavent signer. ...

 

Etienne Bertreux et Anne Girard sont laboureurs au village de Lourmeau ou de la

Télindière. La Télindière est aujourd’hui un village important situé près de la Loire entre

Saint-Jean-de-Boiseau et le Pellerin. Ils vivent au temps de Louis XV.

 

Ils ont plusieurs enfants :

 

1)-le sixième de juin mil sept cent trente et quatre a été baptizé Etienne Bertreux fils de

Etienne Bertreux et Anne Girard né d’hyer a été parrain René Bertreux et marraine

Françoise Gry qui ne scavent signer

signé : Louis Le Lou prêtre vicaire.

 

2)-Marie Bertreux, née le 1 décembre 1735, qui se mariera à 24 ans le 12 février 1759

avec Jacques Buaud

 

3)-Jean Bertreux, né le 20 avril 1737, ses parrain et marraine étant Simon Girard et Anne

Drouet.

 

4)-le trente novembre mil sept cent trente neuf a été baptisée Anne Bertreux fille

d’Etienne Bertreux laboureur au village de Lourmeau et d’Anne Girard sa compagne

parrain : Bazile Delormeau marraine Marie Albran

 

5)-Simon Bertreux

 

6)-Mathurin Bertreux, qui est notre ancêtre suivant.

 

Etienne Bertreux et Anne Girard meurent avant le mariage de leur fils Mathurin qui a lieu

en 1784.


(8) Bertreux Mathurin °

+

x 3.02.1784 les Moutiers

Guibert Jeanne °

+

 

 

 

Mathurin Bertreux est le fils d’Etienne Bertreux et d’Anne Girard. Il est né à

Saint-Jean-de-Boiseau, appelé Saint-Jean-de-Bouguenais sur son acte de mariage. Mais

c’est sur la paroisse des Moutiers, où il est sans doute parti travailler, que nous le

retrouvons plus tard.

 

C’est là en effet qu’il se marrie en 1777.

 

le huitième de juillet mil sept cent soixante dix sept ...ont été fiancés et épousés

...Mathurin Bertreux fils majeur de feus Etienne Bertreux et Anne Girard ...originaire

de la paroisse de Saint-Jean-de-Bouguenais et domicilié de celle cy ...( les Moutiers)

...et Julienne Bonamy ...fille de feu Antoine Bonamy menuisier et de Marguerite

Trouillar ...en présence de Pierre Bonamy, oncle, Marie et Anne Marguerite Bonamy,

soeurs de l’épouse, Pierre Trouillar, son cousin et de plusieurs autres dont

quelques-uns signent :

François Boué, Julien Brissaud, Michel Leray,

Besnard vicaire.

 

On ne voit pas clairement quels sont les témoins de l’époux, mais on doit aussi admettre

avoir rarement vu ailleurs des témoins féminins dans les mariages d’avant la Révolution.

 

Il a existé de nombreux Bonamy en pays de Retz, dont certains furent navigateurs et

fameux capitaines de navires. Ils semblaient être d’origine italienne : peut-être des

Buonamici. Mais rien ne prouve pour le moment une parenté entre ces familles et la

première épouse de Mathurin Bertreux.

 

Le couple s’en va alors habiter sur la commune des Moutiers, ou plutôt à la Bernerie,

mais les deux communes que nous connaissons aujourd’hui ne font qu’une à l’époque. Ils

vivent au village de la Beltière qui se situe sur la pente des coteaux de la route d’Arthon,

à peu de distance du bourg.

 

Un enfant naît l’année suivante :

 

-Guillaume Antoine Bertreux, né aux Moutiers le 10 août 1778, fils de Mathurin

Bertreux et Julienne Bonamie, parrain Jean Louerat et marraine marraine Marie

Bonamie

 

Mais Julienne Bonamy décède le 7 avril 1782 à la Beltière, les témoins présents étant

Pierre Jousmet et Jean Louerat, le parrain cité plus haut.

 

Mathurin épouse en secondes noces Jeanne Guibert :

 

le trois février mil sept cent quatre vingt quatre après publication d’un ban

canoniquement faite en cette paroisse sans opposition venue à notre connaissance vu la

dispense de deux autres bans et la permission de différer les fiançailles au jour du

mariage accordée par M. M. les vicaires généraux ... ont été par moi soussigné fiancés

et épousés Mathurin Bertreux veuf de Julienne Bonami originaire de

Saint-Jean-de-Boiseau et domicilié de celle cy et Jeanne Guibert fille majeure de feu

Barthélémy Guibert et de Mathurine Robard de fait et de droit de cette paroisse en

présence d’André Guibert oncle de l’épouse Julien Brosseau et René Guérin ses cousins

Simon Bertreux frère de l’époux et autres soussignés...

 

Le premier enfant de Mathurin Bertreux et Jeanne Guibert naît 2 ans plus tard :

 

1)-le deux mars mil sept cent quatre vingt six a été par moi soussigné baptisé Mathurin

fils du légitime mariage de Mathurin Bertreux tallendier et de Jeanne Guibert né ce

jour au village de la Belletière ont été parrain et marraine André Guibert et Françoise

Robard parents de l’enfant qui ne savent signer de ce requis.

 

2)-Un autre enfant naît le 14 octobre 1788 au village de la Beltière : Jean Bartholomé.

 

On retrouvera longtemps à la Beltière les Bertreux et leur forge.

 

Mathurin Bertreux est donc taillandier aux Moutiers, près de la Bernerie. Plusieurs fois

nous découvrirons des Bertreux maréchaux, forgerons ou taillandiers. Quelle différence

faut-il faire entre ces différents métiers ?

 

Le maréchal ferrait les chevaux. A l’aide de tricoises, longues pinces en forme de

tenailles, il arrachait les clous du vieux fer et le fer lui-même. Ensuite, il parait le sabot

: l’excédent de corne était enlevé soit au rogne-pied, sorte de ciseau à lame droite

frappé avec une mailloche, soit au boutoir. Le dessous du pied était soigneusement

nettoyé à la rainette ( sorte de couteau à extrémité repliée constituant une gorge

coupante), et les côtés façonnés à la râpe. On en profitait quelquefois pour soigner un

pied blessé, un sabot infecté. Pendant ce temps, le fer neuf choisi avec soin à la bonne

taille rougissait dans le feu de la forge. Le maréchal le saisissait dans une pince à mors

plats et l’appliquait rapidement sur la sole du sabot. Il fallait faire vite pour que le fer

moule son emplacement en brûlant légèrement la corne. C’est à ce moment-là que se

dégageait l’odeur si caractéristique de la corne brûlée dans une épaisse fumée. Une fois

le fer refroidi et mis en place, le maréchal procédait au clouage, ou brochage. Les

clous, à forte tête carrée, étaient plantés dans la corne de façon à ressortir sur le côté

du sabot. L’artisan devait par-dessus tout éviter de blesser le cheval lors du brochage.

Les pointes de clous ressortis étaient ensuite coupées à la tenaille. Un coup de lime

parachevait l’ouvrage et donnait ce que l’on appelait le fil d’argent : la main en

caressant le pourtour du sabot ne devait déceler aucune aspérité. (Mouret). Comme

pour les pneus de nos voitures, on changeait les fers par paires, deux ou quatre à la fois

et ils ne résistaient guère plus de 2 mois. Les fers et les clous étaient forgés et préparés

d’avance par le maréchal. Entre deux ferrages, le maréchal s’occupait à réparer un

versoir, une barre ou un soc de charrue, un timon, un essieu, poser un nouveau cercle à

une roue de charette. S’il était encore plus habile, il devenait taillandier, terme réservé

aux ouvriers qui à la forge savaient tremper et façonner toutes sortes d’outils pour

frapper, couper, tailler, cultiver ou travailler la terre : serpes, cisailles, ciseaux, plantoirs,

faucilles, faux, houes, bêches, fourches, râteaux, pioches, fléaux, marteaux, pinces, grils,

crémaillères, burins, étaux, pêles, chenets, poêles, trépieds, crochets, manivelles, clous....


(7) Bertreux Mathurin ° 2.03.1786 les Moutiers

+

x 26.04.1808 les Moutiers

Thibaud Julienne ° 8.11.1779 les Moutiers

+

 

 

 

Mathurin Berteux est né le 2 mars 1786 du second mariage de son père Mathurin

Bertreux avec Jeanne Guibert.

 

Il est comme son père forgeron taillandier aux Moutiers, au village de la Beltière,

aujourd’hui situé à la Bernerie.

 

Il se marrie assez jeune, à 22 ans, le 6 avril 1808 :

 

L’an mil huit cent huit, le six avril par devant nous maire faisant la fonction d’officier

public de l’état civil de la commune des Moutiers département de la Loire-Inférieure

arrondissement de Paimboeuf sont comparus

Mathurin Bertreux âgé de 22 ans maréchal talandier demeurant au village de la

Beltière né en cette commune le 2 mars 1786 fils majeur d’âge du légitime mariage de

Mathurin Bertreux maréchal talandier demeurant au village de la Beltière en cette

commune et Jeane Guibert ci présente et consentante

et Julienne Thibaud âgée de 28 ans née en cette commune le 8 novembre 1779

demeurant au village de la Fontière en cette commune fille majeure du légitime

mariage de feu Michel Thibaud farinier de son vivant décédé en cette commune le 16

ventôse de l’an 6 de la République française comme il est constaté par l’acte de son

décès et Marie Nicollas demeurant au dit village de la Sennetière ci présente et

consentante ...

les témoins ont été :

Mathurin Galais 28 ans laboureur demeurant au village de la Denoulière en cette

commune cousin germain de l’époux par alliance

François Grolleau 29 ans laboureur demeurant au même village parent de l’époux au

même degré et par alliance

Michel Thibaud âgé de 38 ans farinier demeurant au village de la Sennetière en cette

commune frère de l’épouse

et Jean-François Thibaud 53 ans farinier demeurant au même village oncle de l’épouse

 

ont signé ; Mathurin Bertreux Michel Thibaud Jean-François Thibaud

 

Le mariage, qui a lieu pendant le temps pascal, ce qui est fort rare et mal vu par l’Eglise

catholique qui préfère y voir un temps de jeûne et d’abstinence, est sans doute quelque

peu précipité par la situation de la mariée qui mettra au monde son premier enfant

seulement 2 mois après les épousailles.

 

Pour l’anecdote mondaine, trois mois plus tard, la cousine de Julienne Thibaud, Jeanne

Françoise Thibaud se marie avec Pierre-Marie Ecorce, 29 ans, officier marinier sur les

bâtiments de sa majesté impériale et royale, demeurant aussi au village de la Sennetière,

et dont le père Jean Thibaud est meunier dans le même village. Michel Thibaud, cousin

germain de l’épouse, notre farinier de 38 ans, est encore témoin et un dénommé Jean

Guillotreau, qui porte un nom que nous retrouverons plus tard, signe également l’acte de

mariage.

 

Julienne Thibaud est donc la fille d’un farinier, on dira plus tard un meunier, du village de

la Sennetière. Les Thibaud représentent plusieurs familles du même métier dans ce

hameau des Moutiers, dont les moulins tournent au vent marin puisque l’océan est à

quelques mètres.

 

La Sennetière est aujourd’hui un quartier de la Bernerie, à peu près à mi-distance entre la

Bernerie et les Moutiers, sur la côte. Un quai et une grande place-parking protègent la

dune, et un petit ruisseau qu’on franchit par le pont Royal se jette là dans la mer. Les

Bertreux posséderont plus tard dans le coin une vigne que les grandes marées d’équinoxe

pouvaient envahir en remontant jusqu’au pont le petit ruisseau en question, comme dans

une ria bretonne.

 

Les enfants de Mathurin Bertreux et Julienne Thibaud sont assez nombreux :

 

1)-Jean Mathurin Michel Bertreux né le 8 juin 1808 et qui est notre ancêtre.

 

2)-Jean Marie, né le 10 février 1810.

 

3)-Mathurin, né le 10 août 1811.

 

4)-Angélique Julienne, née le 30 septembre 1812.

 

5)-Jeanne Françoise, née le 17 juillet 1816.

 

6)-Marie Françoise, née le 22 décembre 1817.

 

7)- Pierre Jean; né le 16 février 1821.


(6) Bertreux Jean ° 8.06.1808 les Moutiers

+ 16.06.1882 la Bernerie

x 16.01.1841 Machecoul

Gicquiau Jeanne ° 26.10.1815 Machecoul

+ 23.11 1878 La Bernerie

 

 

 

Jean Bertreux, premier fils de Mathurin Bertreux et de Julienne Thibaud, est né à la

Beltière, près de la Bernerie, le 8 juin 1808.

 

Il épouse d’abord le 3 juillet 1836 aux Moutiers Marie-Anne Vilain. Puis, après son

veuvage, Jeanne Gicquiau, à Machecoul, le 16 janvier 1841 :

 

L’an mil huit cent quarante et un le seize janvier

Jean Mathurin Michel Bertreux maréchal taillandier né au bourg des Moutiers en ce

département le huit juin mil huit cent huit majeur fils de Mathurin Bertreux maréchal

taillandier et de Julienne Thibaud demeurant au bourg des Moutiers ci présents et

consentants

et Jeanne Angélique Gicquiau lingère née à Machecoul le quinze juillet mil huit cent

quinze majeure fille de Jean-Baptiste Gicquiau jardinier décédé à Machecoul le quinze

juillet mil huit cent vingt sept et de Angélique Bidé aubergiste demeurant en cette dite

ville ci présente et consentante

ont été témoins :

Mathurin Bertreux frère du futur marié 29 ans cultivateur au bourg des Moutiers

Jean Thibaud 53 ans meunier oncle du futur marié

Joseph Pogu 40 ans sabotier ami, domicilié de cette ville (de Machecoul)

François Dronet, 27 ans sabotier ami de la future domiciliée de cette ville.

 

Les parents de notre lingère Jeanne Gicquiau se sont mariés le 17 janvier 1815 à

Machecoul mais ils ne sont pas originaires de cette ville. En effet, Jean Gicquiau, le père,

est né à Teillé le 24 juin 1790 et il était le fils de Pierre Gicquiau et d’Anne Richard,

mariés eux-mêmes à Teillé le 27 novembre 1781, et donc le petit-fils de René Gicquau et

Marie Martin, (mariés à Joué en 1753), puis de Jean Richard et Anne Jaunasse de Teillé.

De son côté, Angélique Bidé est née à Chantenay, alors commune autonome, le 3

décembre 1790, fille de Thomas Bidé et de Jeanne Petit.

 

Jean Bertreux et Jeanne Gicquiau vivent à la Bernerie, qui est en train de se séparer des

Moutiers. Ils ont au moins 4 enfants :

 

1)-Marie Angélique Bertreux, née le 6 novembre 1842, et morte quelques jours plus

tard.

 

2)-Auguste Bertreux, né en 1848, notre ancêtre.

 

3)-Alexandre Bertreux, né en 1854.

 

4)-Marie Bertreux, née en 1862.

 

Nous avons vu que Jean Bertreux est maréchal taillandier à la Bernerie, peut-être à la

Beltière. Avec Jeanne Gicquiau, à la fin de leur vie, ils sont aussi désignés comme

sacristains de la paroisse.

 

Jeanne Gicquiau décède le 23 novembre 1878, à 63 ans et Jean Bertreux, le 16 juin 1882,

à l’âge de 74 ans.


(5) Bertreux Auguste ° 2.05.1848 la Bernerie

+ 1922 le Clion

x 28.09.1875 le Clion-sur-Mer

Briand Athénaïse ° 10.07.1856 Sainte-Marie-sur-Mer

+ 1925 le Clion

 

 

 

Nous voici à la Bernerie, qui fait encore partie des Moutiers, au moment de la révolution

de 1848, marquant le début de la seconde République. Le 2 mai naît Auguste Bertreux,

fils de Jean Bertreux, qui est forgeron de profession et, accessoirement, avec son épouse

Jeanne Gicquiau, sacristain de la paroisse.

 

Le 2 mai 1848 a comparu Jean Mathurin Michel Bertreux, 42 ans, maréchal, domicilié

à la Bernerie, pour déclarer un enfant Auguste Félix Bertreux, de lui et Jeanne

Gicquiau, âgée de 32 ans ...témoins Louis Chauvet, laboureur, voisin, 72 ans, et Jean

Bertreux, 50 ans, cultivateur, oncle paternel.

 

Plus tard, Auguste Bertreux devient forgeron, apprenant sans doute le métier dans

l’atelier de son père, du côté de la Beltière ou de la Sennetière.

 

C’est le 28 septembre 1875, à 27 ans, qu’il épouse dans la commune voisine du Clion

Athénaïse Briand, qui n’a que 19 ans.

 

Elle est née le 10 juillet 1856, à Sainte-Marie. Elle est jardinière.

 

Voici la transcription incomplète de l’acte de mariage :

 

Au Clion, le 28 septembre 1875, ont comparu pour se marier :

Auguste Félix Bertreux, forgeron, 27 ans, né le 2 mai 1848, habitant la Bernerie,

commune des Moutiers, fils de Jean Mathurin Michel Bertreux et de Jeanne Angélique

Gicquiau, sacristains,

et Athénaïse Marie Emilie Briant, jardinière, 19 ans, née le 10 juillet 1856 à

Sainte-Marie, habitant la Joselière, le Clion, fille de Alexis Briant, jardinier, la

Joselière, le Clion, et de Mathurine Victoire Guillotreau, décédée au Clion le 21 janvier

1874,

ont été témoins :

François Dronet, 61 ans, sabotier, Machecoul, oncle de l’époux,

Claude Pin, 27 ans, tailleur de pierres, la Bernerie, beau-frère de l’époux,

Pierre Giraud, 72 ans, cultivateur, la Joselière, le Clion, grand-oncle de l’épouse,

Adrien Bonneau, 47 ans, jardinier, la Potonnerie, Saint-Félix, Nantes, cousin de

l’épouse.

 

Notons que François Dronet, le sabotier de Machecoul, avait déjà été témoin au mariage

des parents d’Auguste Bertreux en 1841.

 

Athénaïse Briand représente dans la famille deux grandes lignées : celle des jardiniers,

originaires de Pornic, Sainte-Marie, mais aussi de Nantes, Saint-Donatien et Doulon, et

celle des marins de Pornic, la Plaine et le Clion, officiers et capitaines de navires,

peut-être coursiers, un peu pirates, pourquoi pas à l’occasion convoyeurs et trafiquants

de bois d’ébène.

 

Le prénom même d’Athénaïse, peu fréquent, semble emprunté au milieu aisé et

bourgeois des officiers marins pornicais où quelques dames l’ont porté, en particulier

Athénaïse Mialaret, l’épouse de Jules Michelet, historien et écrivain célèbre, qu’on

retrouvait en villégiature dans la région de Pornic et de Sainte-Marie.

 

Le père d’Athénaïse s’appelle : Alexis Briand, jardinier, originaire de Doulon, commune

à l’époque séparée de Nantes. Venu travailler au Clion, il épouse à 23 ans Mathurine

Guillautreau, âgée de 21 ans, vivant à la Joselière, au Clion.

 

A la génération précédente, les parents d’Alexis, Jean Briand et Perrine Bretonnière,

laboureurs et jardiniers, vivent sur la commune de Doulon au temps de la Révolution. Ils

habitent dans le quartier de la Trémissinière, au bord de l’Erdre, qu’on appelle encore à

l’époque révulutionnaire la section de Challier, et où se trouve aussi le village de

Beaurepaire. Lors de son mariage, Jean Briand, âgé d’environ 30 ans, est désigné comme

le fils d’un autre Jean Briand et de Marguerite Meneux. Perrine Bretonnière, elle, dont

les parents, Pierre Bretonnière et Marie Vivant, étaient décédés, n’avait que 18 ans au

moment de son mariage, et on avait dû convoquer un conseil de famille pour autoriser la

cérémonie.

 

De l’autre côté, à la Joselière, berceau de la famille Guillotreau, Mathurine était la fille de

Jean Guillotreau, cultivateur, et de Barbe Daviaud. Et c’est maintenant du côté des

Daviaud que nous allons faire les découvertes les plus intéressantes. Nous allons d’abord

noter à 3 ou 4 reprises cet original prénom de Barbe pour une femme, sainte Barbe étant

la patronne des pompiers, des artificiers mais aussi des canonniers de navires.

 

Or Barbe Daviaud est la fille de Mathurin Daviaud et de Barbe Abautret, mariés au Clion

en 1789, et donc la petite fille de Charles Daviaud et Anne Caillaud, mariés au Clion en

1764, d’une part, de Joseph Abautret et de Jeanne Hardy, mariés au Clion en 1761,

d’autre part, presque tous descendants de familles d’officiers et capitaines de navires de

Pornic aux 17 ème et 18 ème siècles.

 

On trouve des mariages Daviaud / Piard, Caillaud / Jahan, officier de navire, mariés au

Clion en 1726, Caillaud / Millet, Jahan / Drouet, Caillaud / Vignole, Millet / Auger,

Abautret / Hardy, capitaine de navire, mariés au Clion en 1761, Abautret / Fourneau,

mariés à la Plaine en 1724, Hardy / Giraud, capitaine de navire, mariés au Clion en 1720,

Hardy / Cléret, Giraud / Daniaud, capitaine de navire, mariés au Clion en 1677, Giraud /

Le Hours. Nous sommes ici à la 12 ème génération, vers 1650 et les Caillaud, Giraud,

Hardy, Fourneau, Abautret sont tous parmi les plus connus des grands navigateurs

pornicais.

 

Voici par exemple dans le riche milieu des officiers de navires un de ces beaux mariages,

en1761, sous le règne de Louis XV :

 

le Clion

 

le treizième jour de janvier mil sept cent soixante et un après les publications d’un ban

faites canoniquement et sans opposition tant en cette paroisse qu’en celle de la Plaine

suivant le certificat du sieur Barbies recteur de la Plaine vu la dispense des deux autres

bans avec la permission de différer les fiançailles jusqu’à ce jour accordée par

monsieur l’abbé Régnon vicaire général de monseigneur l’évêque de Nantes ...

ont été par nous vicaire soussigné fiancés et épousés

le sieur Joseph Abautret officier de marine, fils majeur des feux sieur Joseph Abautret

et demoiselle Anne Fourneau, originaire domicilié ci-devant en la paroisse de la Plaine

et actuellement en celle-ci sa demeure à la Fontaine aux Bretons

et demoiselle Jeanne Catherine Hardy mineure dûment décrétée de justice par la

juridiction du bourg des Moutiers fille du feu sieur Jean Hardy capitaine de navire et

de demoiselle Françoise Giraud originaire domiciliée de fait et de droit en cette

paroisse sa demeure depuis sa naissance à la Joselière

ont été témoins du présent mariage les sieurs

Joseph Thébaud chirurgien

Pierre-Henri Fourneau soussigné cousin de l’épouse

les sieurs Jacques Giraud capitaine de navire

et François Louërat marchand beau-frère soussigné avec les épousés

signé Hardy- Abautret- Dousset- Marie Giraud- Fourneau-G. Fourneau- Thébaud

-Jacques Giraud-et d’autres signatures.

 

C’est évidemment sur un navire que le témoin Joseph Thébaud est médecin et chirurgien.

 

Nous ne pouvons évoquer tous ces personnages importants mais nous allons cependant

en suivre quelques-uns avec un peu plus de détails. Dans la longue liste des navigateurs

célèbres de Pornic, la Plaine, le Clion, Sainte-Marie, nous n’avons que l’embarras du

choix. Ces officiers de marine, pour la plupart, recevaient de l’administration royale une

accréditation, une sorte d’ordre de mission. Ils naviguaient pour la fortune des armateurs

et des marchands et pour la gloire du Roi de France.

 

Que tranportaient-ils de Nantes et Pornic vers l’Afrique, l’océan Indien, les Caraïbes ou

le Canada ?

 

Ne soyons pas trop curieux, mais on sait que l’un des plus célèbres Pornicais, Louis-Félix

de Quatreville, beau-frère des Giraud et Hardy, propriétaire de la folie de la Mossardière,

fut sollicité pour la traite des noirs par les armateurs Michel, Grou et Bouteiller, de

Nantes. Il commanda en 1750 Le Marquis de Nantes qui transporta 250 noirs, en 1752,

La Marquise qui n’eut, chose remarquable, que 3 décès sur 310 captifs, et encore

L’Aimable, vaisseau de 250 tonneaux, qui transporta 453 noirs vers la même époque. On

baptisa même à Pornic dans ces familles quelques jeunes négrillons recueillis par pure

charité chrétienne pour le service domestique des bons officiers.

 

Mais normalement, en temps de paix, Pornic faisait surtout commerce avec les ports

hanséatiques, particulièrement en Hollande, ainsi qu’avec l’Afrique, les Antilles et le

Québec.On pense que 25 grands voiliers étaient basés à Pornic, appareillant les uns pour

les Amériques, les autres pour la pêche à la morue à Terre-Neuve, sans compter 35 petits

voiliers, lougres ou chasse-marée, qui cabotaient entre la Basse-Bretagne et la Saintonge.

Les risques sont proportionnels. En 1780, 36 marins furent portés disparus avec les 5

bateaux sur lesquels ils naviguaient.

 

A Pornic, il existait une base de construction navale, entre le château et le môle, sur la

grève de la Brouine, en face du Petit-Nice et des moulins à eau existaient au fond du

port, à l’emplacement de l’actuel café. La minoterie Laraison a longtemps perpétué la

tradition céréalière de Pornic. Du côté de Gourmalon et de l’Anse-aux-Lapins, on ne

trouvait que des friches, des landes et des garennes avant que les bourgeois nantais et

parisiens ne colonisent la colline.

 

Cependant lors des guerres du XVII ème et XVIII ème siècles, les Pornicais obtinrent

donc des commissions royales leur donnant le droit de faire la guerre de courses, c’est à

dire d’attaquer et de dépouiller les navires ennemis, ce dont ils ne se privèrent pas.

C’étaient des corsaires.

 

Mais suivons plus précisément quelques-uns de nos ancêtres ou de leurs proches.

 

Jean Giraud est le fils de Jean Giraud, lui-même capitaine de navire et d’Anne Daviaud,

nos ancêtres directs. Il est le frère de Françoise Giraud, notre grand-mère de la 10 ème

génération. Né vers 1689, marié à Marguerite Dosset, il est reçu capitaine le 19

novembre 1724 à 35 ans. Il prend alors le commandement de La Revanche vers le banc

de Terre-Neuve. Et 10 ans plus tard en 1739, il conduit La Magdelaine vers l’Isle

Royale qui est l’actuelle île de Cap-Breton, près des côtes canadiennes de la

Nouvelle-Ecosse, au sud de Terre-Neuve. Pendant 10 autres années, on va le retrouver

sur les mêmes routes maritimes. A 62 ans en 1751, en juin, il repart encore sur La

Magdelaine pour Louisbourg et l’île Royale. Il est de retour en décembre. En

janvier1752, il navigue sur La Loire pour Léoganne, sur l’île d’Haïti, et il est en revient

en septembre. En 1753, nouveau départ sur La Revanche pour l’île de Terre-Neuve.

 

Le fils de Jean Giraud et de Marguerite Dosset, qui s’appelle Gildas Giraud, et habite les

Moutiers, paroisse de la Bernerie, devient lui aussi capitaine en 1751 et commande le

Duc de Chartres vers Léoganne et en 1754 la Gabrielle vers Léoganne et

Saint-Domingue.

 

Pour imaginer la vie des marins de l’époque, on peut encore suivre à la trace notre

ancêtre direct François Caillaud, fils de François Caillaud et de Françoise Millet, depuis

le début de sa carrière, laquelle ne manque pas de péripéties. Fils de laboureur, natif de la

Birochère, où il demeure chez son père, il s’engage et commence par du cabotage, puis

devient mousse et matelot. C’est un garçon âgé de 20 ans en 1717, époque à laquelle

commence vraiment sa carrière. En 1717 et 1718, il est au banc de Terre-Neuve sur le

bateau Les Cinq Frères, entre avril et octobre. A son retour, il embarque immédiatement

sur le Royal-Louis pour Saint-Domingue. En 1720, il fait encore la campagne de

Terre-Neuve sur le François, de mai à octobre. Pour lui, la campagne de 1721 est

marquante : au banc de Terre-Neuve sur le Sainte-Anne, son navire est coulé au fond en

juillet par un forban nommé La Terreur sur lequel il est retenu jusqu’à Carthagène, en

Colombie, puis prisonnier sur les gallions jusqu’en mai 1723, et on ne sait trop comment

il se retrouve à Saint-Domingue sur l’Estienne-Guillou en février 1724. Immédiatement,

il se retrouve au banc de Terre-Neuve sur le François qu’il avait déjà connu. En août

1724, il est à Lorient au service de la Compagnie des Indes. Il est maintenant gabier pour

16 mois sur L’Aventurier. En février 1726, il est au banc de Terre-Neuve sur La

Sainte-Famille et est de retour en novembre. Il se marie le 26 novembre 1726 au Clion

avec Françoise Jahan. En 1727, le voici à Saint-Domingue sur L’Aurore, d’où il revient

en octobre. En 1728, nouvelle campagne à Terre-Neuve sur L’Aventurier, puis vers

Léoganne et les Antilles sur l’Aurore en décembre. Nouveaux départs pour Léoganne en

1729 sur Le Forban, puis en 1730. Retour à Pornic en juin 1731. Il a 35 ans : riche d’une

déjà longue expérience, il est prêt pour devenir capitaine de navire.

 

Son frère Etienne Caillaud, de la même promotion que Jean Giraud, qu’on a vu plus

haut, est reçu capitaine le 21 décembre 1724, et commande en 1751 vers la Martinique le

Sainte-Marie. Il arrête sa carrière de marin vers 1764.

 

Pierre Hardy, 43 ans en 1764, capitaine depuis le 10 décembre 1750, fils de Pierre Hardy

et Jeanne Daviaud, part en août 1764 sur Le Hardi vers le Cap, c’est à dire :

Cap-Haïtien. Il en revient en juillet 1765 et repart en mai 1766 pour Port-au-Prince sur

Le Saint-Michel. Il est de retour en décembre, repart sur le même navire et pour la même

destination en février 1767 et revient en décembre. Il réembarque aussitôt, toujours pour

le Cap, et est de retour en septembre 1768. En septembre 1769, il appareille pour

Port-au-Prince et est à Pornic en juillet 1770.

 

Son frère Jean Hardy, un autre parmi nos ancêtres directs, marié à Françoise Giraud, est

reçu capitaine le 6 avril 1720 à l’amirauté de Nantes et commande le Bon Ami. En mai

1751 on le retrouve à la tête de la Thérèse au Cap et jusqu’en août 1753 sur le même

navire à Léoganne.

 

Pierre Abautret, fils de Joseph Abautret et Anne Fourneau, 36 ans en 1769, capitaine

depuis le 18 juin 1768, est d’abord en poste à la capitainerie de Nantes. Il retrouve un

service actif en 1769 et il embarque en mars 1771 sur le Salomon pour Port-au-Prince. Il

est de retour en octobre. Nouveau voyage pour le même port de novembre 1771 à juillet

1772. A raison de 9 ou 10 mois par voyage aux Antilles, et sans rester chez lui plus d’un

mois avant un nouveau départ, Pierre Abautret continue ainsi ses rotations vers

Port-au-Prince ou Léoganne jusqu’en juillet 1775.

 

A cette date, il passe le commandement de son bateau le Salomon à son frère Joseph,

notre ancêtre direct, 41 ans, reçu capitaine le 10 avril 1766 à Nantes, ayant rempli

toutes les conditions, et qui part aussitôt pour Léoganne, en août 1775.

 

Au temps de la Révolution, Joseph Abautret commande le Mars, bateau de 400 tonneaux

avec 12 canons de 12 et 2 canons de 18, à la tête de 220 hommes. Le 4 février 1798, il

est pris par La Dryade, frégate anglaise de 44, à la suite d’un combat de 4 heures et

demie, et doit se rendre, criblé de boulets et de mitraille, ayant 4 pieds d’eau dans la

cale avec une douzaine d’hommes blessés. ( p. 262 La course et les corsaires. La

Nicollière-Teijeiro).

 

On pourait encore retracer l’histoire de Luc et Jean Fourneau, les beaux-frères de Joseph

Abautret, Léonard Guillotreau, tous marins et capitaines reçus par l’amirauté de Nantes

et dont les registres suivent les traces vers le Cap, les Antilles, le Canada ou le nord de

l’Europe et les ports hanséatiques comme Hambourg.

 

Un certain Joseph Boutet, descendant de toute une lignée de capitaine de navires de la

Plaine, fut corsaire et explorateur de Java en Indonésie.

 

A la révolution, la plupart de ces hommes furent des républicains convaincus, comme les

autres Pornicais et les habitants de la zone côtière, des Moutiers à Paimboeuf,

contrairement aux habitants de l’intérieur.

 

Par la suite, au XIX ème siècle, l’activité maritime de Pornic se modifie, et, avec le trafic

céréalier, les petits bateaux de pêche débarquent les boucaults, les crabes et les araignées

pêchés dans la baie de Bourgneuf. Ils rapportent aussi soles, merlans, merlus, harengs,

lieux, rougets, sardines qui permettent le travail d’une conserverie.

 

Nous voilà à peu près revenus à notre Athénaïse Briand, descendante des grandes

familles de marins pornicais, née le 10 juillet 1856 à Sainte-Marie, jardinière à la

Joselière, au Clion-sur-Mer.

 

C’est à la Joselière qu’Auguste Bertreux et Athénaïse Briand s’installent. Celle-ci semble

délaisser son prénom qu’elle trouve peut-être trop original ou trop encombrant et se fait

le plus souvent appeler Emilie. 10 enfants au moins vont naître à la Joselière :

 

1)- Jules, dont la fille est Juliette Brunet

 

2)- Auguste :

 

les deux aînés mourront à la guerre de 14-18.

 

3)- Emilie, qui épousera Jean Jammonneau, et aura 3 enfants : Jean, Amédée et

Emmanuel, dit Nono, lequel se mariera avec Thérèse Brunet, fille de Juliette épousant

ainsi la fille de sa cousine germaine,

 

4)- Clémentine,

 

5)- Marie, qui épousera un Boistier de Saint-Père-en-Retz, coiffeur, et en secondes noces

son beau-frère Joseph Audrain,

 

6)- Berthe,

 

7)- Fernande, qui épousera Joseph Audrain,

 

8)- Georges, frère de Saint-Gabriel,

 

9)- Joseph, le petit bossu, pour la guérison duquel fut édifiée la croix-Bertreux,

 

10)- Stanislas.

 

Aucun des descendants de ces 10 enfants ne porte aujourd’hui le nom de Bertreux.

 

Auguste Bertreux, d’abord forgeron à la Joselière, travaille ensuite à la minoterie de

Pornic comme chauffeur de machines à vapeur ou homme d’entretien.

 

Il devient aveugle et il meurt vers 1922.

 

Athénaïse Briand meurt 3 ans plus tard en 1925.

 

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